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dimanche 3 juillet 2016

YOLES DE BANTRY


Type : Chaloupe voiles-avirons à  3 mâts et voiles au tiers 
Spered ar mor (Pays Bigouden)

Val Maubuée, du Val de Marne
Mor bihan (Vannes)
Y d'Ille (Rennes)

Fée des marais (Redon)


Gréement : 3 mâts non haubanés  ; une misaine, une grand-voile au tiers (plutôt appelée taillevent) et un tapecul. Un foc sur bout-dehors.

Matériaux : coque, mâts, espars et avirons en bois. couples en chêne, bordés en mélèze)
 
Premier exemplaire :  1986.
 Longueur hors-tout :  environ 14 m
 Longueur de la coque : 11,64 m (38 pieds)
 Longueur à la flottaison :   m 
 Largeur maximale : 2,05 m
Tirant d'eau maximal : 0,8 m
Tirant d'air :  m
 Longueur des avirons : 5,49 m maxi
Déplacement : 800 kg
Surface maxi de voilure : 44 m²

Coque : effilée

Avant : étrave presque verticale, un peu convexe 
Fidélité (pays de Coutances), La Françoise (Séné) et Zoumai (Marseille)
Y d'Ille
Arrière :  tableau presque vertical ; safran au tableau.
Zinneke, de Bruxelles
 

Superstructures : bateau non ponté, avec bancs de nage (5 bancs, de 2 nageurs chacun)
Spered ar mor (rouge et jaune), derrière Mise en seine; les 2 autres sont à déterminer.
     Pour les régates courues uniquement à l'aviron, les mâts, espars et voiles sont débarqués.


    L'équipage complet comprend 13 personnes dont 10 rameurs (ou nageurs), 1 patron ou chef de bord, 1 brigadier arrière qui aide le patron lors des manœuvres et 1 brigadier avant qui assure al veille et s'occupe des amarres mais le nombre d'équipiers peut être plus réduit si la yole n'est pas en régate et elle peut embarquer des passagers non rameurs (le rôle de la yole d'origine était de transporter un ou plusieurs officiers).
 

    Les yoles de Bantry sont des copies d'une embarcation conservée aujourd'hui au musée national d'Irlande à Dublin.  Il s'agit du bateau français le plus ancien. C'était une des chaloupes d'une frégate française, La Résolue, qui avait été envoyée par le gouvernement français pour aider les Irlandais, révoltés contre les Anglais, en 1796. Réfugiée dans la baie de Bantry lors d'une tempête, la frégate a été attaquée par un vaisseau anglais. La yole personnelle du commandant, différente des chaloupes ordinaires, est alors envoyée à terre pour chercher du secours, mais son équipage est alors capturé par des Irlandais favorables aux Anglais. Le chef de ces Irlandais a alors récupéré l'embarcation, qu'il a soigneusement conservé dans une dépendance de son château. Elle a ensuite été léguée au musée de Dublin, ou on peut toujours la voir. Ici un lien sur l'histoire de la yole de Bantry
       C'est en 1982 que le Douarneniste Bernard Cadoret,  fondateur de la célèbre revue " Chasse-Marée" et l'Américain Lance Lee ont décidé de construire les 2 premières répliques de cette yole. le plan de voilure a été dessiné par l'architecte François Vivier.
       Les compétitions entre les 2 sont à l'origine d'un défi entre équipages de jeunes marins, l'Atlantic Challenge, bisannuel (années paires). Le premier a eu lieu en 1986, lors des premières fêtes maritimes de Douarnenez  Le plus récent a eu lieu en 2014 dans le cadre de la Semaine du Golfe du Morbihan. Cette année 2016 il a lieu au Danemark, à Roskilde, haut-lieu danois de la navigation voiles-avirons (c'est là qu'est conservé le langship qui a servi de modèle aux reconstitutions de voiliers vikings). En 2018, ce sera en Irlande du Nord.
        Depuis 1986, pour les premières fêtes maritimes de Douarnenez, d'autres yoles de Bantry ont été construites. 
       Ce nombre a augmenté peu à peu.  80 unités ont été construites, mais quelques-unes sont en mauvais état voire détruites ; parfois remplacées comme celle de Gand, Carolus quintus.. On en trouve un peu partout dans le monde, par exemple en Irlande, en Finlande, en Italie, en Angleterre, en Écosse, au Canada, aux USA, en Russie, en Guinée équatoriale, et même en Indonésie. La vitesse à la voile peut atteindre facilement 10 nœuds, grâce à la longueur et au faible poids.
       On en compte 34 en France, et 3 en Belgique, aussi bien sur les côtes que sur de vastes plans d'eau intérieurs. Leurs couleurs de coque et de voiles, souvent vives et en tous cas très soignées, permettent de les reconnaître.
        Le transport de ces embarcations légères est relativement facile sur remorque routière, la longueur du convoi ne permettant cependant pas de passer partout.
       Voici un lien qui indique les noms et localisations des différentes yoles.
 
Le Traict, Volonté, Y d'Ille, Amitié et Spered ar Mor

Val Maubuée (Val de Marne)
 
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Amitié (Douarnenez)
Volonté (Douarnenez)


Mise en Seine (lac de Poses, en amont de Rouen)
Moby-Dick, imm. à Camaret, appartient à la même assoc.. que la Marie-Claudine.
Ma Yole (Séné, près de Vannes)
Profils pour l'avenir (Dunkerque)
La Françoise (Séné)
Yoles à Toulon. De g à droite : Jemvar (Toulon), Fille de Loire (Ancenis), An Erminig (Séné), Ma Yole, Creuza de Mar (Gênes)

  Laïssa Ana est basée en rade de Villefranche (Alpes Maritimes)



vendredi 23 mai 2014

EBIHEN 16

Type : Canot à misaine , cotre à corne ou houari, ou canot à misaine et tapecul (flambart)
Photos de Marylise, gréé en flambart
  Gréement : plusieurs versions possibles à 1 ou 2 mâts ; 1 voile à corne ou houari et 1 foc sur bout-dehors ; 1 misaine au tiers, sans bout-dehors ; ou 2 voiles au tiers (misaine et tapecul) et un foc(version bourcet-malet) avec bout-dehors avant et arrière très longs.
Matériaux :  bois (construction classique, ou petites lattes, ou clins de contreplaqué)
 
Premier exemplaire : en France  ; conçu par François Vivier
Longueur hors-tout : 4,8 m à 9 m selon le gréement
Longueur de la coque : 4,8 m
Longueur à la flottaison : 4,5 m 
Largeur maximale : 1,85 m
Tirant d'eau maximal : 1,05 m
Tirant d'air :  5,5 m (mât)
Déplacement :  520 kg
Surface maxi de voilure :


Coque :

Avant : étrave verticale ; long bout-dehors

Arrière :  tableau vertical ; long bout-dehors (queue de malet)
 
Superstructures : bateau non ponté, cockpit autovideur

équipage :

  Le Ebihen 16 est une petite série récente de voiliers d'aspect traditionnel, présenté sous diverses versions.
   Une de ces versions est inspirée des flambarts des Côtes d'Armor (canots de St Jacut) et du Cotentin (vaquelottes). De petits chantiers en construisent en petit nombre, mais il est surtout construit par des amateurs, d'après les plans de François Vivier ; Marylise, par exemple, a été construit au musée maritime de Rouen.

  Le nom Ebihen vient de celui d'un petit archipel situé entre Saint-Cast et Dinard, en face de Saint-Jacut, dans les Côtes d'Armor.

jeudi 22 mai 2014

MARIE-LOU

Type : Chaloupe voiles-aviron à  2 mâts et voiles au tiers

Gréement : 2 mâts non haubanés  ; une misaine et un tapecul )ou taillevent ?) ; une trinquette ;  pas de bout-dehors


Matériaux : sandwich nid d'abeille
Construction  : Arzon (Morbihan)
 Longueur hors-tout : 4,9 m
Longueur de la coque : 4,9 m
Longueur à la flottaison : 7,6  m 
Largeur maximale : 2,2 m
Tirant d'eau maximal :
Tirant d'air
 Longueur des avirons :
Déplacement : 350 kg
Surface maxi de voilure :  m²

Coque :

Avant : étrave peu inclinée, convexe ; pas de bout-dehors

Arrière :  pointu, genre canoé, portant le safran 
Superstructures : bateau non ponté, avec bancs de nage

Équipage :  ?

  Cette chaloupe  voile-aviron est construite en matériau moderne par MarinArzon, dans le Morbihan